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Tests Génétiques Nutritionnels : Révolution ou Illusion ?

Photo du rédacteur: mayadedecker
mayadedecker
il y a 6 jours
12 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 3 jours

Le Profilage Alimentaire en Perspective


Il n’existe pas d’alimentation idéale unique pour tout le monde. Cette idée est à la base du Profilage Alimentaire, une approche développée par Taty Lauwers il y a une vingtaine d’années et que je transmets depuis plus de dix ans.

Aujourd’hui, la génomique objectivé ce constat : on sait que les variantes de certains gènes influencent la manière dont notre corps utilise les nutriments.


Cet article complète mon travail d'investigation des liens entre génétique et alimentation débuté par mon article sur le gène APOE disponible ici.


Depuis quelques années, on voit apparaître des tests génétiques (ou génomiques) nutritionnels. Ces tests sont en plein essor : des dizaines d’entreprises à travers le monde proposent des kits clés en main, avec des approches variées et des dizaines de gènes analysés. Certaines vont même jusqu’à combiner ces données avec l’analyse du génome de notre microbiote !


Il existe également l’approche du médecin belge Dr Georges Mouton, qui a développé un concept spécifique limitant l’analyse à 4 gènes, qu’il considère comme les plus importants.


Quelle place accorder à la génétique parmi tous les outils de personnalisation ? Quelles sont les différences avec le Profilage Alimentaire ? Ces concepts se complètent-ils ?

Je propose ici une comparaison entre trois approches :


  1. Le Profilage Alimentaire

  2. L’alimentation selon les génotypes du Dr Mouton

  3. Les tests de panels génomiques nutritionnels proposés par des sociétés privées


Je commence par ce qui vous intéressera probablement le plus : le tableau comparatif. Ensuite, vous trouverez une description détaillée des trois approches, ainsi que mes réflexions sur leurs différences.


Tableau comparatif

 

Profilage Alimentaire

Génotypes Dr Mouton

Panel génomique

Procédé

Questionnaires

- groupe sanguin

- diathèse de Ménétrier

- ayurveda

- Metabolic Typing

- test de Julia Ross

Test de 4 génotypes

Test de 40 à 70 génotypes

But

Ecoute de soi

Sortir des idées reçues

Se soigner grâce à l’assiette (sans compléments).

Compléter une approche en médecine fonctionnelle

Plutôt perte de poids et risques métaboliques (maladies cardiovasculaires, diabètes)

Adaptation aux pathologies et déséquilibres du terrain

L’assiette est adaptée. Au point de se distancier du profil de base

Pas d’adaptation : on reste sur l’alimentation adaptée aux génotypes

Aucune adaptation

Identification des pathologies et déséquilibres

Questionnaire

Prise de sang

Sans objet

Traitement des pathologies et déséquilibres

Assiette adaptée aux pathologies

Compléments alimentaires ou médication

Sans objet

Fonction

Trouver l’assiette idéale en sortant des idées reçues et en développant l’écoute de soi.

L’assiette est adaptée et affinée en fonction des symptômes

Identifier l’assiette adaptée aux 4 génotypes analysés en laboratoire.

Identifier l’alimentation préconisée en fonction des gènes analysés

Globalité

Approche globale : tous les principes sont mis ensemble pour arriver à un profil unique

Approche globale avec une hiérarchie entre les génotypes

Approche segmentée : deux gènes peuvent amener à deux conseils contradictoires

Vision générale

Vision multidimensionnelle, différents principes peuvent coexister :

- apports animaux /végétaux

- plus ou moins de protéines

- plus ou moins de graisses

- aliments crus ou cuits

- quels types de graisses

- protéines animales/ végétales

- viande rouge/poulet poisson

Vision unidimensionnelle

- carné, riche en protéines, riche en graisses et pauvre en glucides

 

- gradation entre les deux

 

- végé, riche en glucides, pauvre en graisses et en protéines.

Vision segmentée, chaque gène est considéré individuellement, avec des contradictions possibles entre recommandations.

Qualité alimentaire

Importance majeure. L’attention à la qualité des aliments est poussée à son paroxysme, plus importante que le profil en lui-même

Importance moyenne. L’important est de suivre les recommandations liées au profil génétique

Aucune considération sur la qualité des aliments (ultra-transformés ou bruts, qualité des graisses)

Coût

0 pour les questionnaires

+ environ 150€ pour la consultation (analyse globale des questionnaires, des menus et un suivi)

270€ pour le test génétique

+

200 à 500€ la consultation

150€ à 400€ pour les tests

+

100€ minimum pour une consultation proposée par la firme

Une consultation n’est pas toujours proposée.

Données ADN

Sans objet

Données ultrasensibles. Attention aux tests effectués à l’étranger (interdits dans certains pays). Difficulté à trouver un médecin acceptant de les réaliser (dilemme éthique pour les gènes prédisposant à des maladies). Sécurité des données dépend du laboratoire.

Données ultrasensibles. ADN envoyé à l’étranger. Sécurité des données peu fiable hors Union européenne. Des données ADN ont déjà été piratées (ex. : 23andMe aux États-Unis, avec des risques pour les assurances vie, etc.).

Maturité

20 ans d’expérience

Les outils sur lesquels se base le Profilage Alimentaire ont plus de 50 ans

Une approche récente mais qui a déjà été appliquée sur des centaines de patients.

Peu de recul sur les patients qui ont mal réagi (j’en connais)

Technologie encore immature : contradictions, conseils parfois généralistes.

Validité scientifique

Basé sur des approches reconnues scientifiquement et d’autres non. Assumé, car l’objectif est de développer l’écoute de soi et d’élargir le champ des possibles.

Certaines bases scientifiques restent discutables. Seuls 4 génotypes sont considérés, alors que des dizaines de gènes connus (et certainement des gènes inconnus) peuvent avoir un impact.

Interprétations des associations génétiques parfois plus fortes que ce que permettent les études d’association génétique.

 

1.    Le Profilage Alimentaire


 Développé par Taty Lauwers au milieu des années 2000, le Profilage Alimentaire est un concept innovant de personnalisation de l’assiette en fonction des besoins individuels de chaque mangeur.

Cette approche résulte de la combinaison de différents outils de personnalisation de l’alimentation : le groupe sanguin, la diathèse de Ménétrier, l’ayurveda, le Métabolic Typing et le test de Julia Ross. Ces outils ont été choisi de par leur efficacité éprouvée sur le terrain. Ils ont ceci de commun qu’ils ont tous été développés il y a plus de 50 ans. Nous avons donc recul et ils ont eu le temps de faire leur preuves.

L’analyse se fait essentiellement sur base de questionnaires, mais également sur une fine écoute individuelle. Il en résulte un profil nutritionnel qui comporte 2 volets :


1.       Le profil de base

Le profil de base correspond à notre constitution profonde, qui ne change pas au cours du temps. Il nous indique comment notre corps, par nature, métabolise les nutriments. Il est identifié grâce à une combinaison du groupe sanguin, de la diathèse de Ménétrier, du profil ayurvédique et du Metabolic Typing.


Chacun de ces volets est analysé sur base de questionnaires et l’ensemble nous donne une combinaison pointue et approfondie des types d’aliments qui nourrissent le mieux individuellement chaque mangeur : animal, végétal, cru, cuit, plus ou moins de protéines, quel type de protéines, plus ou moins de graisses, quel type de graisses, les risques d’intolérances, les préférences en termes d’hygiène de vie, …


2.       L’état organique du moment

L’état organique général du moment nous renseigne sur les déséquilibres et pathologies actuels. Ces perturbations du terrain et fragilités passagères sont évaluées à l’aide d’un questionnaire, le test de Julia Ross. L’analyse fine de ce questionnaire nous renseignera sur l’origine de ces déséquilibres : carences en neurotransmetteurs, dysglycémie, dysbiose intestinale, réactivités alimentaires, blocages hormonaux, épuisement,…

Lorsque les déséquilibres du terrain ont été identifiés, un plan alimentaire ou une cure ciblée sont proposés.


Dans certains cas, il peut être nécessaire de s’éloigner temporairement des recommandations liées au profil de base. Le travail sur la pathologie prime toujours.

Par exemple, un mangeur avec un profil de base pur végétarien qui traverse une période d’épuisement pourrait avoir besoin, le temps de récupérer, d’intégrer davantage d’aliments d’origine animale. Il reviendra ensuite à son alimentation végétale de base une fois les fragilités apaisées.


L’ensemble de ces questionnaires, et en particulier le test de Julia Ross, est relativement complexe à appréhender. Leur analyse fine demande une certaine expertise, transmise lors d’un cycle complet de formation de 10 journées.


3.       Les nourritures vraies

L’un des points cruciaux du Profilage Alimentaire est l’importance accordée à la qualité des aliments. Cette attention est poussée à un niveau bien plus précis que dans la plupart des approches nutritionnelles.

Par exemple, une graisse, qu’elle soit saturée, mono-insaturée ou polyinsaturée, ne sera pas considérée de la même manière selon son degré de chauffage ou de transformation. Le beurre cru n’aura pas le même impact que le beurre pasteurisé, l’huile de colza bio désodorisée n’aura pas les mêmes vertus que sa version non désodorisée.

Un autre exemple, l’impact des laitages animaux sera totalement différent s’ils sont consommés crus et non homogénéisés que s’ils sont consommés sous une forme pasteurisée ou UHT.

 

2.    L’Alimentation selon les génotypes du Dr Mouton

 

Le Dr Georges Mouton est un médecin belge, pionnier et expert reconnu de la médecine fonctionnelle et de la prévention du vieillissement. Il se focalise sur les causes profondes des maladies chroniques en s'intéressant particulièrement à l'écosystème intestinal, au microbiote, à la biologie de terrain et plus récemment à la génomique.


Face aux analyses génomiques poussées décrites ci-après, il propose une approche plus simple, basée sur l’analyse de 4 gènes principaux, qu’il considère comme les plus déterminants, classés par ordre d’importance :


1.       APOE et métabolisme des graisses


Le génotype APOE donnerait des indications sur le métabolisme des graisses, des glucides et des lipides. Pour résumer, l’APOE se décline en 3 types :


-          APOE ε2 qui rendrait le mangeur très adaptés aux graisses

-          APOE ε3, la « norme », le juste milieu

-          APOE ε4, qui rendrait le mangeur inadapté aux graisses, surtout saturées, plus à risque de développer des maladies cardiovasculaires et la maladie d’Alzheimer.


Pour en savoir plus sur l’APOE, les détails dans mon article qui lui est dédié ici.


Des données tendent à montrer que le génotype APOE ε4 est surtout un marqueur montrant l’importance de l’hygiène de vie globale (sommeil, stress, activité physique) et de l’importance de la qualité des aliments (graisses non transformées).


En effet, les études menées dans des populations avec beaucoup de porteurs d’APOE ε4 (Nigeria, Inuits, Papous…) montrent que celui-ci n’est pas corrélé à des problèmes de santé si le mode de vie est traditionnel, y compris malgré un apport important de graisses saturées comme expliqué dans mon article d’investigation à ce sujet.


2.       Polymorphisme DIO2 et fonction thyroïdienne


il régit la conversion de la pro-hormone T4 en hormone active T3 au niveau tissulaire.

Le gène DIO2 a 3 génotypes différents, l’ancestral, le moderne et le mixte:


-          L’ancestral (homozygote) aura une mauvaise conversion de T4 vers le T3 et sera plus à risque de voir apparaître des signes d’hypothyroïdie. Le Dr Mouton préconisera pour ces mangeurs un plan alimentaire plutôt pauvre en glucides et riche en graisses

-          Le moderne (homozygote) aura une très bonne conversion ce qui le protège et sera plus adapté aux glucides

-          Le mixte (hétérozygote) aura une conversion moyenne et est entre les deux.

Il est à noter qu’une mauvaise conversion de T3 en T4 peut être d’origine génétique, mais peut également avoir d’autres causes : carences, stress, épuisement, …


3.       Le gène LCT ou la capacité à sécréter la lactase


Le génotype LCT donnent des indications sur la capacité à digérer le lactose. Les porteurs de l’allèle ancestral y sont intolérants, tandis que les porteurs de l’allèle moderne le tolèrent bien. Les hétérozygotes digèrent le lactose à dose raisonnable.


4.       La gène AMY1A ou la capacité à digérer les amidons


Ce marqueur compte le nombre de copies d'amylase salivaire. Plus il y a de copies, plus l’individu est adapté à la digestion des amidons. Le nombre de copies est aussi corrélé avec l’efficacité de la sécrétion d’insuline ce qui montre une bonne adaptation aux glucides.

 

L’approche du Dr Mouton combine ces 4 génotypes, en accordant une importance prépondérante à l’APOE, afin de situer le mangeur sur une échelle comprise entre ces deux extrêmes :

D’un côté un régime alimentaire plutôt carné, riche en protéines, riche en graisses et pauvre en glucides

De l’autre côté un régime alimentaire plutôt végétarien, riche en glucides, pauvre en graisses et en protéines.


3.    Les tests de panels génomiques nutritionnels


Depuis quelques années, diverses entreprises et sociétés privées proposent des tests génomiques nutritionnels. Ces tests partent du principe que certaines variations du génome influencent la manière dont notre organisme réagit :

  • à l’alimentation,

  • à l’activité physique,

  • à différents facteurs du mode de vie.


En identifiant ces variations, il serait possible d’adapter les conseils de manière plus individuelle.

Après un prélèvement ADN salivaire, un panel de marqueurs génétiques sont examinés pour identifier certains traits physiologiques voir comment l’organisme métabolise les nutriments. Certains facteurs de risque sont identifiés.


En général, le nombre de marqueurs analysés varie entre 40 et 70 selon les tests.Certains laboratoires croisent ces résultats avec ceux de l’analyse du microbiote, qui impose lui aussi ses propres recommandations alimentaires.

Il existe des dizaines, voire des centaines de sociétés proposant ce type de test. Chacune propose une approche différente, des panels gènes analysés distincts et des rapports et conclusions variés.


Ces tests sont souvent très orientés vers la perte de poids et les risques métaboliques : maladies cardiovasculaires, diabète.

Ils analysent en général quatre grandes catégories de marqueurs pour personnaliser l’assiette :


1. Les tests de métabolisme des macronutriments (Gestion du poids)

Ces tests ciblent des gènes spécifiques (comme les gènes FTO, PPARG) qui influencent la façon dont le corps stocke ou brûle l'énergie.


2. Les tests d'intolérances et sensibilités d'origine génétique

L’analyse de certains gènes (LCT, HLA-DQ2 et HLA-DQ8 ou CYP1A2) permettent d’évaluer les prédispositions à certaines intolérances alimentaires : lactose, gluten, caféine.

 Il s'agit des tests les plus fiables et les plus validés scientifiquement à l'heure actuelle.


3. Les tests de besoins en micronutriments (Vitamines et minéraux)

Certaines analyses évaluent l'efficacité avec laquelle votre corps transporte et transforme les vitamines et minéraux (vitamines B, D, sodium, …)


4. Les tests de détoxification et d'inflammation

Certains panels avancés étudient la capacité enzymatique du foie à éliminer les toxines, ainsi que la propension de votre organisme à générer de l'inflammation en réponse à certains aliments


Limites des panels génomiques :

Souvent, les recommandations liées à chaque gène sont exposées séparément. Il n’y a pas de recommandation globale. L’avantage est une grande précision « gène par gène », mais cela peut mener à des contradictions.

Par exemple, dans un même rapport que j’ai pu consulter, une rubrique peut recommander le jeûne pour améliorer la sensibilité à l’insuline, une autre peut déconseiller les longues périodes de jeûne en raison du comportement alimentaire.


C’est typique d’une approche où les modules sont interprétés indépendamment.

 

Mise en perspectives


Un outil pour développer l’écoute de soi

En Profilage Alimentaire, l’idée principale est de reconnecter le mangeur à ses besoins profonds. Les questionnaires et l’identification du profil n’ont qu’un seul but : le sortir des idées reçues et de l’enfermement.

Le fait de savoir qu’il n’existe pas de solution alimentaire universelle permet au mangeur de tester d’autres principes alimentaires.

Nous évitons soigneusement d’enfermer le mangeur dans de nouveaux dogmes. Nous ne prétendons pas détenir LA solution unique. Les profils sont proposés comme des pistes à tester, des directions à explorer.


Nous accordons une grande importance au fait que, au final, c’est toujours le mangeur et son ressenti qui ont raison. Nous faisons confiance aux sensations et à l’écoute des signaux du corps et considérons que le corps a toujours raison quand il tente de nous dire quelque chose.


À l’inverse, les tests génomiques ont un côté implacable qui risque d’enfermer le mangeur dans un schéma unique : « Nous avons tel allèle ou nous ne l’avons pas. Il faut manger comme cela. »

 

Une attention aux déséquilibres de terrain


Une grande différence entre le Profilage Alimentaire et les tests génétiques réside dans le fait que les recommandations alimentaires sont modulées en fonction des pathologies et déséquilibres.

L’assiette a ainsi un effet thérapeutique. Alors que les tests génomiques fournissent des indications générales à suivre toute une vie, le Profilage Alimentaire propose également une alimentation ciblée en fonction des pathologies identifiées.


Cela peut amener un mangeur à s’éloigner temporairement des conseils liés à son profil de base.

Exemple : Un mangeur avec un profil de base très adapté au cru pourrait avoir besoin, le temps de récupérer, d’intégrer davantage d’aliments cuits. Il reviendra ensuite à son alimentation plus crue une fois les fragilités apaisées.

 

Une approche multidimensionnelle


Le Profilage Alimentaire donne des indications d’une grande richesse et finesse et va beaucoup plus loin que l’échelle « pauvre en glucides, riche en protéines et en graisses, carné/ riche en glucides, pauvre en protéines et en graisses, végé » ou « cétogène/végé glucidique).


Le Profilage Alimentaire fournit des indications riches et nuancées, bien au-delà de l’échelle « pauvre en glucides, riche en protéines et en graisses, carné » vs. « riche en glucides, pauvre en protéines et en graisses, végétarien ».


En effet, en Profilage Alimentaire, les indications sont multidimensionnelles :


  • Un mangeur peut être de type végétarien mais avoir besoin de beaucoup de protéines.

  • Un autre peut avoir besoin de beaucoup de graisses, mais pas forcément de beaucoup de protéines.

  • Un régime cétogène peut être mené en mode végétarien ou omnivore

  • Un mangeur de type végétarien peut être plus ou moins adapté au cru selon son profil


Les nuances sont très nombreuses :

  • cru/cuit,

  • apports animaux/végétaux,

  • quantité de protéines,

  • types de protéines (végétales ou animales : viande rouge, volaille, poisson, etc.),

  • types de graisses, etc.


Tandis que les approches génétiques se limitent à une gradation entre le « cétogène-graisses-carné » et le « glucidique-végétarien »


Des données ultrasensibles


Les tests génétiques comportent des risques concernant la protection de la vie privée : Nos données génétiques sont uniques. Les plateformes commerciales ont parfois des politiques de confidentialité opaques. Nos informations génétiques risquent d’être stockées, partagées ou compromises. Et qui sait ce qu’on pourra en faire à l’avenir ?


Exemple notoire : 23andMe, la principale société de tests génétiques aux États-Unis, a subi un piratage massif fin 2023, exposant les données de près de 7 millions d’utilisateurs.


Par ailleurs :

  • Certains tests commerciaux manquent de fiabilité et peuvent présenter un taux élevé d’erreurs.

  • Certains résultats peut générer une anxiété face à des risques de maladies (ex. : maladie d’Alzheimer).

  • Cela soulève des questions éthiques et nécessite un dialogue avec son médecin.


Fournir son ADN expose aussi le profil génétique des membres de sa famille biologique.


Est-ce utile ?


Les tests génétiques nous donnent des informations dont nous n’avons pas toujours besoin, voire qui peuvent nous perturber. D’où la grande résistance de la majorité des médecins à prescrire ces tests.

Non seulement ces tests n’analysent au mieux que moins de 50 gènes sur les 20 000 que comportent le génome humain mais notre assiette idéale dépend aussi de notre microbiote intestinal.


Il n’existe aucun test qui est capable de dégager un tout cohérent de l’ensemble de ces données.

De plus, l’assiette idéale dépend également de notre niveau de stress, de notre sommeil et de notre activité physique, de certaines pathologie, éléments que l'ADN seul ne peut pas lire.


En matière d’alimentation, notre santé dépend avant tout de la qualité des aliments que nous ingérons. Plus important que de savoir si nous avons besoin de plus ou moins de graisses, c’est la qualité des graisses ingérées qui compte.


Comme le montrent toutes les études menées dans des sociétés traditionnelles : la génétique a peu d’influence quand les gens mangent des aliments originels non transformés.


Finalement, ce dont nous avons surtout besoin c’est d’identifier quelle alimentation nous convient et comment améliorer notre santé par l’assiette.


Tout cela peut se faire grâce à l’écoute de soi. Notre corps a la capacité de nous dire ce dont il a besoin.

Nous pouvons faire confiance à notre corps et aux signaux qu’il envoie. Ceux-ci sont justes, et nous ne nous trompons pas lorsque nous l’écoutons.


Pour compléter votre lecture, n'hésitez pas à lire les réflexions de Taty Lauwers à ce sujet.


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