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Intestin enflammé : l’alimentation qui soulage

  • Photo du rédacteur: mayadedecker
    mayadedecker
  • il y a 2 heures
  • 3 min de lecture

Article paru dans le magazine BIOINFO de septembre 2026


Cet article clôt notre série consacrée au thème « Quand l'alimentation devient un levier thérapeutique ». Après les additifs et l'hyperactivité, puis l'alimentation paléo dans les maladies auto-immunes, intéressons-nous aujourd'hui aux maladies inflammatoires chroniques de l'intestin (MICI).


Les MICI : des maladies complexes, mais pas sans solutions

Les MICI, telles que la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique, touchent un Belge sur 70. Leur prévalence est en nette augmentation. Elles se caractérisent par des poussées inflammatoires régulières de l’intestin, avec des symptômes parfois invalidants : diarrhées, douleurs abdominales, fatigue, ...

Les causes sont multifactorielles : génétiques, mais aussi environnementales. C’est ici que l’alimentation peut jouer un rôle, en prévention et en soutien à la guérison. En effet, un nombre croissant d’études montrent que l'assiette peut positivement influencer l'évolution de la maladie.

Important : Cet article ne remplace pas un suivi médical. Toute réforme alimentaire devrait être accompagnée par un professionnel. Retrouvez la liste des thérapeutes formés au Profilage Alimentaire sur www.profilagealimentaire.com


Des aliments réparateurs

La philosophie du Profilage Alimentaire est d’utiliser des aliments simples et bien choisis comme de véritables outils thérapeutiques.

Les MICI nécessitent une approche nutritionnelle ciblée pour apaiser l’inflammation, réparer la muqueuse intestinale et rééquilibrer le microbiote. Voici deux aliment accessibles et puissants qui soutiennent l’intestin.


Le bouillon d’os : un remède ancestral

Le bouillon d’os fait partie des traditions culinaires du monde entier. Obtenu après une cuisson longue d’os et de cartilage, il est riche en collagène, gélatine, glycine et minéraux. C’est un superaliment pour l’intestin :

•            Le collagène aide à réparer la muqueuse en comblant la porosité intestinale.

•            La glycine a des propriétés anti-inflammatoires.

•            Certains acides aminés nourrissent les cellules de la paroi intestinale et favorisent leur régénération.

Il contribue à rééquilibrer le microbiote grâce à son action antibactérienne ciblée contre les micro-organismes pathogènes.

Facile à digérer, il apaise les irritations tout en fournissant des nutriments essentiels sous une forme facilement assimilable. Une étude publiée dans Journal of Clinical Gastroenterology (2017) a montré par exemple que la glutamine, abondante dans le bouillon d’os, réduit l’inflammation intestinale chez les patients atteints de maladies inflammatoires chroniques.


L’huile de coco rééquilibrante


L’huile de coco possède des propriétés antimicrobiennes et antifongiques qui contribuent à rééquilibrer le microbiote en limitant la prolifération des pathogènes (comme le Candida albicans, souvent présent en excès dans les MICI).

Des données cliniques sur l’animal montrent que sa consommation est également associée à une meilleure intégrité de la muqueuse intestinale, une diminution de sa perméabilité et une réduction de certains marqueurs de l'inflammation.

Pour en savoir plus sur l’huile de coco, lire l’article qui lui est consacré ici sur mon blog.


Le régime des glucides spécifiques : une approche ciblée

Le Régime des Glucides Spécifiques (SGD), mis au point dans les années 1920, a fait l’objet de nombreuses études cliniques récentes (The Lancet, 2024 ; Cureus, 2022) qui confirment son efficacité.

Son principe ? Tous les glucides ne sont pas digérés de la même manière. Les glucides complexes (amidons, sucres, lactose) demandent un travail digestif important. Chez certaines personnes souffrant de MICI, une partie de ces glucides pourrait ne pas être correctement absorbée et servir de nourriture à des bactéries intestinales pathogènes, déséquilibrant ainsi le microbiote.

Le SGD limite donc les glucides complexes (céréales, sucres, lactose). Il autorise les glucides simples (fruits, miel, légumes), plus facilement assimilés.


Les aliments ultra-transformés et les additifs sont prohibés.

L’ajout de probiotiques naturels (yaourts maison, kéfir, choucroute) est préconisé pour rééquilibrer le microbiote.


Le régime est généralement suivi pendant quelques semaines. Plusieurs études cliniques ont montré des améliorations significatives de l’équilibre microbien intestinal, une amélioration des marqueurs inflammatoires. On constate même des rémissions de maladies telles que la maladie de Crohn ou la rectocolite hémorragique sans ajout de médicament (Cureus 2022).


L’individualisation indispensable

Le Profilage Alimentaire repose sur ce constat: il n’existe aucun programme alimentaire idéal pour tout le monde. Chaque organisme a des besoins uniques qui lui sont propres. L’idée n’est pas de proposer un régime de plus, mais d’adapter l’assiette de chacun pour qu’elle corresponde à son terrain unique.


Le Profilage Alimentaire propose des outils qui permettent d’identifier et comprendre pourquoi un aliment peut être bénéfique pour une personne et inadapté pour une autre. Parce que bien utilisée, l'assiette ne nourrit pas seulement... elle peut accompagner le chemin vers une meilleure santé. C'est cette approche que je transmets au travers des formations en Profilage Alimentaire, à destination des professionnels de la santé et de tous ceux qui souhaitent approfondir le lien entre et à toute personne souhaitant approfondir les liens entre alimentation et santé.


Envie d’aller plus loin ? Le Profilage Alimentaire aide à identifier l’alimentation qui convient le mieux à chacun. Découvrez mes formations pour apprendre à maîtriser ces outils puissants de personnalisation de l’alimentation !


 
 
 

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